Petit Historique

 

Le village est situé sur le territoire de l´ancien Hurepoix. Jusqu′à la Révolution le village relève du chapitre Sainte-Croix d´Orléans, puis fait partie du département de Seine-et-Oise (il existe encore quelques panneaux), et est ensuite rattaché à celui de l′Essonne. Ormoy est cité sous ce vocable dès le 9e s.: "Ulmetus", qui signifie orme, dans un acte de Charles le Chauve.
Période néolithique: en plusieurs lieux de la commune, haches et pointes de flèches ont été trouvées. Le polissoir d´Artondu, situé à quelques mètres de la limite des communes Ormoy-Boissy, témoigne de l´existence d´un «atelier» d´une certaine importance.
Période gallo-romaine: on sait grâce à quelques trouvailles… (monnaies, bijoux), que le territoire d´Ormoy était habité dès le Bas-Empire romain. Une importante exploitation gallo-romaine était implantée à Villesauvage, aujourd´hui sur Etampes, et la voie romaine Lutèce-Orléans, (autrement dite ancienne route de Saclas) longeait l′actuelle commune à l´ouest.

Le haut moyen-âge: en 604, Ormoy dépend du royaume de Neustrie. De la bataille qui opposa deux petits-fils de Clovis, Clotaire et Thierry, et qui aurait fait 30.000 morts, reste le souvenir de Landry, commandant des troupes du roi de Neustrie et maire du palais. Il se serait installé à Ormoy. La villa de Landry est devenue Landreville, puis Lendreville.
Un cimetière (mérovingien, carolingien?) a été mis au jour en 1907 à proximité du cimetière actuel. Il ne fit malheureusement pas l´objet des fouilles méthodiques qui auraient permis d´en savoir plus long.

A l´époque médiévale, Ormoy a plusieurs propriétaires: le chapitre Sainte-Croix d´Orléans (acte de donation de l´évêque de Sens en 1115, on peut encore voir la ferme dîmeresse à Mesnil-Girault), et les seigneurs de « Landreville ». Les villageois sont affranchis de leur condition de serfs en 1124 par Louis VIII. Ils célèbrent cette liberté toute relative en édifiant la « Borne Ferrée » sur le chemin de la Procession. Ce chemin existe toujours, reliant la Vallée Topineau à Dhuilet. De la ´borne ferrée", qui devait sans doute porter une croix, il ne reste plus qu´un nom sur le cadastre.

Les siècles suivants, le village a sans doute lourdement souffert: en 1358, les Anglais ravagent l´Etampois. La région ne sera libérée des anglo-bourguignons qu´en 1435. Les « routiers », bandits de grands chemins nés de la misère prendront ensuite le relais de la terreur. Les guerres de religion à la fin du 16e s., puis la Fronde au 17e s. bouleversent la région.

A la Révolution, le village est marqué par une figure haute en couleurs, le curé Lartillot: sacré bonhomme, qui signera un manifeste libertaire rédigé par le curé de Mauchamps, prêtera serment à la Constitution, épousera le 28 octobre 1793 une dame qui habitait sous le même toit depuis 1788… !

En 1870, le cimetière accueille le corps d´un soldat allemand inconnu. 1914-18 et 1939-45 blessent le village comme partout: les habitants paient leur tribut de morts au champ d′honneur, les allemands sont installés à Levrainville pendant la seconde guerre mondiale.
Armoiries
La commune a adopté les armoiries de la famille de Charnacé, longtemps propriétaire du domaine de Vauroux. « Surmontées d′une couronne de comte, d′azur au chevron d′or, deux étoiles d′or en chef et en pointe, d′une rose quinte de feuilles de même métal ».



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